vendredi 13 mai 2016

LOVE AND INFORMATION


CRÉATION 2016
photo ©Caroline Ablain



Texte : Caryl Churchill

Traduction : Elisabeth Angel - Perez

Mise en scène : Guillaume Doucet 
Assistante à la mise en scène : Bérangère Notta
Jeu : Philippe Bodet, Gaëlle Héraut, Camille Kerdellant, Marina Keltchewsky, Jean Pierre Fermet, Nadir Louatib, Chloé Vivarès, Manon Payelleville, Jules Puibaraud
Création et régie lumière, régie technique générale : Lucas Samouth
Création et régie son : Maxime Poubanne
Régie plateau : Ludovic Losquin et Antoine Pansart
Costumes : Laure Fonvieille
Accessoiriste : Eve-Laure Lacroix
Création vidéo : Serge Meyer 
Stagiaire costumes : Julie Michel 
Chargé de production : Claire Marcadé 
Logistique de production et communication : Camille Siegel
Construction décor : Ludovic Losquin et Maxime Poubanne
  
La pièce 
 
Présentation 
Caryl Churchill, grande dame du théâtre anglais actuel, a imaginé une forme théâtrale inédite pour mettre en scène un état des lieux du monde contemporain, à travers le prisme de l’amour et de l’information. 



La pièce est principalement composée de 50 scènes indépendantes, d’une durée de 30 secondes à 5 minutes. Chaque scène ne présente aucun lien narratif direct avec la précédente : situations, lieux, personnages, atmosphères, tout semble nouveau. Chacune présente un condensé de vie contemporaine souvent inattendu qui résonne avec les précédents, dans une écriture fine et ciselée. L’équipe qui s’empare de la pièce est invitée à définir le contexte de chaque scène, que Caryl Churchill joue à laisser ouvert tout en offrant des règles du jeu très précises.

Les scènes ont pour fil rouge la question de l’information déclinée sous toutes ses formes, de la plus triviale à la plus philosophique. Du secret de famille aux entités virtuelles, en passant par l’ADN, la censure, les troubles de mémoire, ou l’info qu’on donne à une bonne amie ou à la police. Et sous la surface, les scènes sont réunies et traversées par la présence (ou absence) de l’amour, par des états et des élans amoureux qui jouent sans arrêt avec les informations reçues, qui viennent perturber, accompagner ou annuler leur réception, révélant notre humanité.



La pièce met ainsi en jeu plus d’une centaine de personnages au total, dans une composition théâtrale virtuose qui réunit et condense une vaste étendue de préoccupations actuelles, pour aller toucher des précipités de sens et d’émotion, avec délicatesse et de toutes ses forces.

La forme

La construction kaléidoscopique de la pièce est une réponse au morcellement actuel des informations que nous recevons. Le numérique a développé de nouveaux types de relations à nos connaissances et nos mémoires, de nouvelles façons de chercher, de se laisser porter par sérendipité. Et ces nouveaux réflexes s’étendent aux relations personnelles que nous entretenons avec notre environnement.
La pièce tisse des réseaux de connexions, et le passage d’une scène à l’autre n’est pas un zapping inconscient. Une scène vient résonner avec une précédente, prolonger, dévier ou renverser une sensation, un concept ou une émotion. Des fulgurances viennent percer des répits.
Chaque scène vaut pour elle-même, et creuse des rapports intimes et politiques. Mais sur la durée apparaissent d’autres sens, des liens synesthésiques, des sensations d’ensemble. C’est autant l’agencement de cette cartographie générale que le détail de ces éléments qui définit la nature de l’expérience.
Car c’est chaque fois une intelligence et une sensibilité qui agencent ces réseaux et donnent du lien. D’abord celles d’une autrice, puis celles d’une équipe de création, et enfin celles du spectateur.

Par sa forme théâtrale, Love and Information est une réponse du vivant à l’éclatement du numérique.

Le propos

Le monde que Caryl Churchill dépeint est notre monde occidental contemporain, avec ses angoisses et ses tendresses. C’est pour moi une des grandes forces du texte que d’être en prise directe avec la société qui nous entoure, avec parfois même quelques longueurs d’avance sur des questions de société qui ne vont pas tarder à surgir dans l’espace public. Il est d’ailleurs impressionnant de voir à quel point ce texte, écrit par une femme de plus de 70 ans, est en prise avec son temps et notamment avec sa jeunesse.

Ainsi une scène (qui fait penser très fort au film Her de Spike Jonze - la pièce étant antérieure) montre par exemple quelqu’un défendre mordicus son couple avec une entité virtuelle face à des amis qui tentent de le raisonner, et on a le sentiment troublant qu’il défend la légitimité de son amour avec cet être virtuel comme d’autres défendent un couple mixte ou homosexuel.

Nous tentons avec cette pièce de prendre le pouls d’une époque où nous sommes noyés d’informations et face à de nouvelles questions d’identité.

Car ce texte est aussi un scanner des espoirs et mélancolies de générations qui se cherchent, et tentent d’appréhender un nouveau monde dont la course du temps semble – c’est ce qu’on nous dit – toujours s’accélérer.

Mais Caryl Churchill a la délicatesse et l’intelligence de le faire avec un humour ravageur. Elle manie à merveille le sens de l’ironie, avec un air de ne pas y toucher terriblement british, qui vient toujours de pair avec une conscience sociale et politique salutaire.

Et, tout au bout de la dernière scène du texte, apparaît pour moi le fond du propos de la pièce, brillant et délicat, qu’on pourrait résumer ainsi : 

Nous sommes continuellement abreuvés d’informations, mais la seule qui compte réellement, c’est “Est-ce que tu m’aimes ?”.



Partenaires

Coproductions :
DSN – Dieppe Scène Nationale ; L'Archipel, pôle d'action culturelle – scène de territoire pour le théâtre de Fouesnant-les Glénan ; Les 3T – Théâtres de Châtellerault ; CPPC - Théâtre l’Aire Libre (35) ; La Maison du Théâtre à Brest ; Théâtre du Pays de Morlaix ; Théâtre du Champ au Roy – Guingamp ; Théâtre de Thouars ;
CCM Limoges / Centres culturels Municipaux ; Quai des rêves – centre culturel de la Ville de Lamballe ;
 

Aide à la coproduction :

Soutiens :
Scènes de territoire – Bressuire ; Gallia Théâtre – Scène conventionnée de Saintes ; Théâtre du Cloître – Bellac ; Les Sept Collines – scène conventionnée de Tulle ; Théâtre de l'Ephémère – Le Mans ; THV Saint-Barthélémy d'Anjou ; Carré magique - Lannion ; Fonds d'Insertion pour
Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côtes d'Azur ; ENSATT – Lyon


Avec l'aide de la Ville de Rennes ; du Conseil départemental 35 ; Conseil régional de Bretagne ; de l'ADAMI
 

La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle Vivant en Bretagne, (et de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes ).

Le groupe Vertigo est conventionné par le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne.
 

L'Arche est agent théâtral du texte représenté. www.arche-editeur.com


Calendrier 
- 03 novembre 2016 : sortie de résidence à l'Archipel à Fouesnant.
 
- 29 et 30 novembre 2016 : Théâtre Gallia à Saintes, 2 représentations

- 2 décembre 2016 : Théâtre de Thouars, 1 représentation

- 5 et 6 décembre 2016 : Les 3T à Châtellerault, 2 représentations

- 3 et 4 avril 2017 : Théâtre l'Ephemère au Mans, 2 représentations

- 7 avril 2017 : Centres Culturels de Limoges, 2 représentations

- 11 avril 2017 : Théâtre du Cloître à Bellac, 1 représentation

- 13 avril 2017 : Les Sept Collines à Tulle, 1 représentation

- 25 avril 2017 : DSN – Scène nationale de Dieppe, 1 représentation

- 28 et 29 avril 2017 : La Maison du Théâtre à Brest, 2 représentations

- du 22 au 24 mai 2017 : L'Aire Libre à Saint-Jacques-de-la-Lande, 3 représentations  

- du 2 au 20 octobre 2017 : tournée à Bressuire, Saint-Barthélémy d'Anjou, Guingamp, Morlaix et Lamballe.

 

mercredi 10 février 2016

DOM JUAN

Prochaines représentations : 
Jeudi 06 octobre 2016 à DSN - Scène nationale de Dieppe (76).
Mardi 18 octobre 2016 - Festival Avis de Grand Frais, à La Comédie de Caen (14). 
Jeudi 05 et vendredi 06 janvier 2017 au centre culturel Jacques Duhamel à Vitré (35).
Lundi 06 et Mardi 07 février 2017 au théâtre de Laval (53).
Vendredi 10 février 2017 à l'espace culturel Capellia à La-Chapelle-sur-Erdre (44).



Texte : Molière

Mise en scène : Guillaume Doucet

Jeu :
Philippe Bodet
Elios Noël
Gaëlle Héraut
Boris Sirdey
Nicolas Richard
Yann Lefeivre
Bérangère Notta 
Antoine Besson

Assistante à la mise en scène : Bérangère Notta

Création lumières : Jean-Charles Esnault

Création sonore : Maxime Poubanne

Régie technique :
Lucas Samouth
Ludovic Losquin
Antoine Pansart

Soutien technique et figuration : Ophélie Lhermitte 

Administration de production : Mathias Chandellier

Construction décor : Pierre Guisnel 

Costumes : Laure Fonvieille 

Stagiaire costumes : Hélène Bouzidi

Photographies : Caroline Ablain 

Production : le groupe vertigo, Théâtre La Paillette - Rennes, TU - Nantes, L'Archipel - Fouesnant, Maison du Théâtre - Brest, La Lucarne - Arradon, Quai des Rêves - Lamballe, Grand Logis - Bruz, Théâtre National de Bretagne, avec le soutien du Carré Magique / Lannion
Avec l'aide de la Ville de Rennes, du Conseil Général 35, de la Région Bretagne, du Ministère de la Culture - DRAC Bretagne
Dans le cadre du festival Avis de Grand Frais, la diffusion de ce spectacle bénéficie du soutien financier de spectacle vivant en bretagne.

A partir de 13 ans.


Résumé :

Accompagné de son serviteur, Dom Juan fuit en avant.
Il poursuit de nouvelles conquêtes amoureuses, tout en fuyant les conséquences des conquêtes précédentes.
Haïssable et tellement attirant, prototype masculin binaire ou héros tragique en lutte contre l’ordre moral, égoïste et généreux, il ne cesse de poser des problèmes à ceux qu’il rencontre, personnages autant que spectateurs, à commencer par celui qui est chargé de le servir et cherche à le comprendre : Sganarelle.


Bande-annonce






Entretien avec Guillaume Doucet

jeudi 21 janvier 2016

NATURE MORTE DANS UN FOSSÉ

PROCHAINES REPRÉSENTATIONS :  

A Chelles (77), 8, 9, et 10 novembre 2016.


Interview de Guillaume Doucet par Walter Géhin pour Plusdeoff.com
à l'occasion de la présentation de Nature morte dans un fossé au festival d'Avignon.


Polar Théâtral


Représentations hors les murs (en bars, chez l'habitant,...)

texte : Fausto Paravidino / traduction : Pietro Pizzuti

jeu et mise en scène : Bérangère Notta et Guillaume Doucet

production : le groupe vertigo

Durée : 1h25

A partir de 13 ans


La pièce :
Un coin paumé entre Gênes et Milan. La nuit. Boy rentre de boîte. Emboutit la voiture dans un arbre. Descend, fait quelques pas, et découvre, nue dans un fossé, le cadavre de la jeune Elisa Orlando. La fête endiablée commence. L’enquête, menée par un flic en crise et deux adjoints aux idées un peu arrêtées, met à nu parents perdus, dealers et teenagers, flics, putes et pègre.

Nature morte dans un fossé décrit avec un humour ravageur et une précision médicale un monde où l’argent et la misère font couler sang et boue, sperme et sueur, larmes et vomissements. Mais dans lequel peuvent percer parfois quelques tendresses soudaines.
Fausto Paravidino, jeune auteur italien, fait la satire d’une société contemporaine où dérivent les repères éthiques, à la fois amusé et révolté par la comédie des rapports humains qui s'y jouent.

Le langage est cru, incisif, un régal de vivacité d’esprit et d’observation implacable. La pièce qui se déploie est un vrai polar théâtral, raconté de l’intérieur, en direct, depuis les points de vue de six différents protagonistes.



L'Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.


DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS :

  • Le 09 avril 2016 à Lognes (77). 
     
  • Le 25 mars et 8 avril 2016 en Seine et Marne, dans le cadre des Scènes Rurales, en partenariat avec Act'art 77